LUXEMBOURG - PARIS, le 30 avril 2008
6h20 - rendez-vous à la Gare de Luxembourg
Nous étions tout excités de commencer notre voyage éducatif à Paris.
6h43 - départ du TGV
Beaucoup d'entre nous n'avaient jamais eu l'occasion de voyager en TGV auparavant. Malheureusement, il n'y avait pas la possibilité de nous asseoir tous dans un même compartiment.
8h49 - arrivée à la Gare de l'Est
L'agitation était grande et c'était amusant de voir tous ces pigeons et autres oiseaux qui volaient à l'intérieur de la gare
Transfert vers le Bureau des Voyages de la Jeunesse (BVJ) : 9h30
Avec tous nos bagages, on a pris le métro de la Gare de l'Est en direction de la Porte d'Orléans ; arrivés à la station « Les Halles », nous sommes descendus.
En nous dirigeant vers notre auberge, qui se situe dans la rue Jean-Jacques Rousseau, on pouvait se faire une première impression de Paris et du Quartier des Halles. Arrivés au BVJ, nous avons déposé nos affaires à la réception et nous sommes repartis pour nous rendre au Musée d'Orsay.
11h00 - visite du Musée d'Orsay
En route pour le Musée d'Orsay, on a traversé la Galerie d'Orléans, qui était très proche de notre auberge, le jardin du Palais Royal avec beaucoup de petites colonnes rayées en noir et blanc, pour arriver enfin au Louvre. On a traversé la Seine par le Pont du Carrousel et on est allé jusqu'au Musée d'Orsay, qui se situe au Quai Voltaire et qui, jadis, était une ancienne gare.
Au Musée, on a reçu des audioguides après avoir dû faire la queue pendant plus de vingt minutes. Le Musée était très intéressant et à l'aide des audioguides, on pouvait mieux comprendre les différentes oeuvres des impressionnistes, des naturalistes, des orientalistes etc.
Vers 12h30, on s'est rassemblé pour se séparer à nouveau pour prendre notre déjeuner.
14h30 - rendez-vous au BVJ
On s'est installé dans l'auberge. Les filles ont été réparties dans deux chambres distinctes : l'une comprenait quatre filles et l'autre neuf. Les cinq garçons du groupe devaient se partager une même chambre.
Vers 15h00 - promenade commentée dans l'Île de la Cité et au Quartier latin
 Pendant notre promenade, nous sommes passés par le Centre Pompidou, où M. Daman et Mme Schmit nous ont expliqué la signification des différentes couleurs de ce centre culturel.
Ensuite, nous avons marché jusqu'à la Place de l'Hôtel de Ville où M. Daman nous a donné de plus amples explications sur le nom de la rue ainsi que sur l'histoire de cette place. Devant le bâtiment, il y avait une affiche qui montrait une photo d'Ingrid Betancourt et au-dessus il y avait une sorte d'horloge qui affichait le nombre de jours écoulés depuis la prise d'otages.
Tous rassemblés, nous avons traversé le Pont d'Arcole et nous sommes arrivés à la Cathédrale Notre-Dame. Pendant que quelques-uns d'entre nous sont entrés dans l'église, d'autres attendaient patiemment dans un café près de la Cathédrale.
Vers 19h30 - dîner en commun
Le premier soir, on a dîné tous ensemble dans le restaurant Pizzeria Grill qui était à quelques mètres du BVJ. Tout le monde a bien ri lorsque Charli a cru apercevoir une souris courir dans le restaurant.
22h00 - soirée Jazz au Duc des Lombards
Nous avons quitté le restaurant pour nous rendre au Duc des Lombards pour assister au concert de «Harry Allen & Joe Cohn Quartet». La salle était minuscule, mais confortable et il y avait un deuxième étage qui ressemblait plutôt à une mezzanine. Nous, les élèves, étions assis sur le balcon.
Après une longue journée pleine d'émotions, on était heureux de pouvoir aller se coucher.
Eva, Konstantin, Michèle, Nadia, Weifeng
PARIS, le 1er mai 2008
 Nous avons quitté l'auberge de jeunesse, vers 9 heures, au petit matin du 1er mai pour prendre le métro en direction de Montmartre. Une fois sur place, nous avons traversé les rues de Montmartre jusqu'à l'Église du Sacré-Coeur. Avant de continuer notre chemin, nos professeurs nous ont donné quelques informations sur ce quartier parisien, qui, jadis, était un simple village-faubourg de Paris, où les Parisiens venaient se reposer le week-end.
On nous a, entre autres, expliqué que le nom « poubelle » provenait de Monsieur Poubelle qui trouvait que les rues de Paris étaient insalubres et qu'il fallait impérativement trouver un moyen hygiénique pour se débarrasser des déchets.
Le nom que l'on donne de nos jours aux cafés, «bistrot» a également une origine particulière. En effet, ce terme provient du russe. Jadis, les Kosaques fréquentaient souvent les cafés de Montmartre et ils avaient toujours tendance à dire «bistro, bistro», ce qui signifie «plus vite, plus vite» en russe. Depuis lors, on utilise le mot bistrot pour désigner un café/ un bar.
Nous avons poursuivi notre chemin vers la Place du Tertre, où nous pouvions constater qu'avec le temps, les terrasses des bistrots et des restaurants qui entouraient la place, avaient envahi cet endroit au détriment des artistes, qui, il y a encore quelques années de cela, s'y installaient pour pratiquer leur art. 
Ensuite, nous sommes arrivés devant un cabaret, nommé «Le Lapin agile». Celui-ci était exploité par un certain André Gill et avait comme emblème un lapin s'échappant d'une casserole, d'où le jeu de mots ("lapin à Gill").
Beaucoup d'artistes et d'écrivains fréquentaient cet endroit au XIXe et au XXe siècles ; parmi eux Pablo Picasso, grand peintre cubiste, et Guillaume Apollinaire, écrivain illustre du XIXe siècle.
Les premières années furent pour Picasso les plus dures de sa vie, puisqu'il mourait pratiquement de faim tellement il était pauvre. Il devait également se partager une chambre et un lit avec un autre artiste. C'est l'époque qu'on appelle «la période bleue de Picasso».
Picasso et d'autres artistes qui se retrouvaient souvent au «Le Lapin agile» se moquaient souvent des impressionnistes. Pour leur jouer un tour, ils avaient amené un âne au bistrot et lui avaient mis de la peinture sur la queue. A chaque fois que l'âne bougeait sa queue, Picasso et ses amis rapprochaient une toile de l'âne, de façon à ce que la toile finisse par devenir un tableau qu'ils pouvaient vendre par après pour une somme considérable au marché.
Avant de nous laisser l'après-midi de libre, les professeurs nous ont emmenés devant le bistrot «Les deux moulins», lieu qui est devenu célèbre grâce au film "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain".
Après avoir déjeuné, nous avons encore un peu visité le quartier, où nous sommes tombés, entre autres, sur le Moulin Rouge. Ensuite, nous avons pris le métro en direction de la Cathédrale Notre-Dame, où il nous a fallu nous faufiler entre la foule de gens pour trouver un emplacement pour dessiner la cathédrale sans être dérangés. Soudain une équipe de caméraman australienne s'est installée à nos côtés pour nous demander peu après s'ils pouvaient filmer l'un d'entre nous. Nous étions enchantés ! Nous avons notamment dessiné la Seine, les passants, les sans-abri etc.
Vers 18h30, la plupart d'entre nous, épuisés par cette longue journée, sont rentrés à l'auberge pour se rassembler et discuter ensemble de ce que chacun avait fait de son temps libre.
Malheureusement, nous n'avons pas vu le temps passer, c'est pourquoi, sans le vouloir, presque l'ensemble de la classe est arrivé avec 20 minutes de retard à la réception, où nos professeurs nous avaient donné rendez-vous à 19h30. Très fâchés, nos professeurs ont dû annuler la réservation au restaurant où nous avions l'intention de nous rendre. Par après, nous sommes allés dîner dans un autre restaurant tout de même sympathique.
A 22h00, nous nous sommes rendus au bord de la Seine pour embarquer dans un bateau-mouche afin de pouvoir admirer Paris la nuit, ce qui était très beau à voir.
Finalement, après être descendus du bateau-mouche, après environ une heure de navigation, nous sommes rentrés à l'auberge où la plupart sont allés se coucher sans tarder.
Charli, Clio, Dana, Julie Kree, Michel
PARIS, le 2 mai 2008
Le matin commença avec le petit déjeuner à l'auberge de jeunesse. A 9h15, nous nous sommes dirigés vers le Louvre pour assister à une visite guidée.
Nous sommes entrés par l'aile Richelieu où l'on nous a demandé d'attendre : en effet, la guide avait eu un petit contretemps. Munis d'amplificateurs de voix, nous avons suivi la guide et avons écouté attentivement ses explications très instructives.
Le Louvre qui est divisé en trois parties est une symbiose réussie entre l'architecture moderne et ancienne.
Nous avons visité pour commencer, l'exposition sur la Mésopotamie qui se situait dans l'aile Richelieu. La visite s'est poursuivie tout au long du Musée et des ailes Sully et Denon.
Le dessein de la guide était de nous donner un aperçu général des expositions du Louvre. Nous avons donc pu contempler de célèbres oeuvres d'art comme La Victoire de Samothrace, la salle de Rubens, des peintures de Jacques Louis David et bien entendu La Joconde.
Malheureusement, nous n'avons pas pu observer La Victoire et La Joconde bien longtemps car les salles débordaient de monde, ce qui n'était pas vraiment agréable.
Tout au long de différentes expositions, nous avons pu voir d'étranges sculptures qui longeaient le long du corridor. Il s'agissait d'une exposition de Jan Fabre, qui avait exposé ses oeuvres, plutôt macabres, comme son portrait en forme de vers de terre, au centre d'une trentaine de tombeaux dans la salle Rubens.
Après cette visite très intéressante, nous avions deux heures et demie pour déjeuner.
Ensuite, nous nous sommes retrouvés devant le Centre Pompidou pour une autre visite guidée de l'exposition de la célèbre Louise Bourgeois.
Avant de nous attarder sur ses expositions, la guide nous a relaté brièvement son histoire qui apparaît presque dans toutes ses oeuvres d'art.
Lorsque la mère de Louise tomba enceinte le père était persuadé qu'elle attendait un garçon. Mais après l'accouchement, le père, à son grand regret, était père d'une petite fille qu'il appela Louise. Son père eut beaucoup de mal à l'accepter et le faisait ressentir à la petite fille.
Louise souffrait énormément de ce rejet et c'est ce sentiment qu'elle a souhaité exprimer dans ses oeuvres.
Louise n'a pas de technique préférée : elle s'adonne à la peinture comme à la sculpture-installation qu'elle appelle des «cellules».
Il s'agit d'espaces qu'elle crée avec des portes soit avec du fer forgé soit avec d'autres matériaux toujours porteurs de symboles. Elle y assemble toutes sortes d'objets qu'elle associe à ses souvenirs. Les oeuvres de Louise Bourgeois sont très esthétiques mais, parfois, aussi très brutes. Aucune de ses créations n'est absolutiste : elles se trouvent toujours en contraste avec la haine et l'amour, la beauté et la laideur. C'est également cela qui rend ses oeuvres aussi intéressantes. Elles ne sont pas à comprendre mot à mot mais à analyser, car elles ont des significations très symboliques et très profondes.
La visite terminée, il nous restait du temps pour visiter d'autres étages du Centre Pompidou. Nous avons pris congé et nous nous sommes donné rendez-vous à 19h45 à l'auberge de jeunesse.
Ensemble, nous avons flâné dans le Quartier Latin et y avons mangé un délicieux couscous royal. La soirée s'est poursuivie dans l'un des nombreux cafés du quartier. D'autres ont préféré observer de petits spectacles de rue.
La soirée s'acheva avec encore quelques explications de M. Daman sur les bâtiments anciens avant de rejoindre l'auberge de jeunesse. Nous étions contents de notre journée et heureux de nous retrouver dans notre lit afin de puiser assez d'énergie pour le lendemain.
Claudine, Jessica, Lara, Mate
PARIS, le 03 mai 2008
Le matin, on s'est réveillé assez tôt puisque c'était le dernier jour à Paris et on devait faire nos bagages.
Après avoir déposé nos affaires dans une petite salle et avoir pris notre petit déjeuner, nous nous sommes mis en route en direction du quartier du Marais.
Mais d'abord, on est passé par une des fameuses «cours des Miracles». Autrefois, ces cours étaient des quartiers où de nombreux voleurs et mendiants essayaient d'obtenir de l'argent en faisant semblant d'être malades ou pauvres.
Arrivés au Marais, Monsieur Daman nous a donné quelques détails concernant ce quartier, par exemple qu'il s'agissait d'un ancien quartier de la noblesse. Aujourd'hui, plusieurs communautés s'y sont installées dont, principalement, les Juifs. Une partie du Marais accueille les grossistes du vêtement.
Cette partie de Paris n'a jamais été rénovée par Georges Eugène Haussmann, qui était préfet de le Seine de 1853 à 1870. À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris en élaborant un vaste plan de rénovation. On peut l'observer grâce à la position tordue et aux bordures courbées de certaines maisons. Ce quartier, exceptionnellement, n'a pas de service de métro parce que la terre est trop «molle».
Nous sommes également passés par le jardin du Musée de Carnavalet où nous avons écouté les explications fournies par Mme Schmit au sujet de l'architecture.
Enfin, nous nous retrouvâmes au Musée Picasso. Cet immeuble, anciennement appelé «Hôtel Salé» a été construit pour le compte d'un certain Pierre Aubert de Fontenay, qui s'était enrichi en tant que fermier des gabelles (collecteur de l'impôt sur le sel, d'où le nom). L'immeuble a été transformé en musée pour accueillir des oeuvres de Picasso. Ces oeuvres ont été données à l'Etat français par les héritiers en échange des droits de succession.
En visitant le musée, c'était de nouveau Mme Schmit qui nous expliquait la vie de Picasso ainsi que ses différents styles d'art et oeuvres. Quelques élèves en ont profité pour dessiner des croquis de l'un ou l'autre chef-d'oeuvre.
À la fin de la visite, nous avons attendu nos professeurs à l'extérieur, dans le beau jardin qui se situe derrière l'immeuble.
Il était déjà temps de déjeuner. Toute la classe s'est rendue sur la Place des Vosges qui a été construite sous le règne d'Henri IV. C'est l'une des places les plus anciennes de Paris. L'arrangement des maisons est strictement symétrique avec trente-six maisons qui entourent un petit parc avec une fontaine. Victor Hugo a jadis logé dans l'une de ces maisons.
Nous y avons pris notre déjeuner et cela en plein soleil. Les professeurs nous ont donné rendez-vous à 17h00. Entre-temps, nous sommes allés faire des emplettes dans les nombreuses boutiques qui se situent dans le quartier Marais.
Arrivés tous fatigués à l'auberge, nous avons pris nos valises et nous nous sommes dirigés vers le métro pour nous rendre à la Gare de l'Est.
Nous sommes arrivés à la Gare de Luxembourg à 20h45 sans complications ou incidents ; et c'est ainsi que le voyage éducatif de la 3e E à Paris a pris fin.
Cristel, Julie Wagener, Melanie, Philippe
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